La poésie de José-Maria de Hérédia

Biographie de José-Maria de Hérédia


José-Maria de Hérédia

José-Maria de Hérédia


Eduqué à Cuba et en France

José María de Heredia naît à « La Fortune », plantation de café familiale, près de Santiago de Cuba le 22 novembre 1842. Il est le fils de Don Domingo de Heredia, cubain (donc espagnol) et de Louise François Girard, française d’origine normande et émigrée de Saint Domingue.

En 1851, il se rend en France, au collège Saint Vincent de Senlis pour y poursuivre ses études. C’est un élève brillant. Il obtient son baccalauréat, en 1859. Il découvre l’œuvre de Leconte de Lisle qui l’influencera fortement.

Il rentre à La Havane en juin 1859 et approfondit sa connaissance de la langue et de la littérature espagnole avec le projet d'y poursuivre éventuellement des études de droit. Il compose les premiers poèmes français qui nous sont parvenus. Mais il ne trouve pas à La Havane l'ambiance de travail qu'il avait connue en France et l'équivalence du baccalauréat français lui est refusée pour des raisons administratives. Il est donc de retour en France en 1861 accompagnée de sa mère. Il s’inscrit à la faculté de droit de Paris.

Il suit, à titre étranger, les cours de l'École des Chartes de 1862 à 1865 où il est un élève brillant et sérieux. Il dispose d’une certaine liberté financière, la fortune de sa famille étant bien gérée par sa mère. Il participe à plusieurs mouvements littéraires comme la conférence La Bruyère.


Poète parnassien reconnu

En 1863 il fait la connaissance de Leconte de Lisle, qui lui offre de collaborer au Parnasse contemporain. Il devient l’ami de Sully Prudhomme, Catulle Mendès et Anatole France. Il est alors un des membres influents de l'école parnassienne et jouit d’une grande célébrité. Il publie pourtant peu, uniquement dans des revues littéraires (La Revue des Deux Mondes, au Temps et au Journal des débats). Ce n’est qu ‘en 1893 qu’il publie une somme, Les Trophées, comportant 118 sonnets. Cette œuvre lui vaut la reconnaissance de l'Académie française. Il est naturalisé français cette même année.

Il traduit quelques œuvres telles l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne, par le capitaine Bernal Diaz del Castillo (3 volumes, 1877-1878), qui lui vaut une récompense de l’Académie ainsi que la Nonne Alférez en 1894.

Il est élu à l'Académie française le 22 février 1894 au fauteuil de Charles de Mazade et reçu le 30 mai 1895 par François Coppée. Il est membre de la Commission du dictionnaire. Lors du voyage des souverains russes à Paris, en 1896, il compose le Salut à l'Empereur. Ce poème est lu par Paul Mounet, de la Comédie-Française, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre du pont Alexandre-III. Il devient en 1901 Conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal .

Il eut trois filles : Hélène (1871-1953) qui épousa Maurice Maindron, Marie(1875-1963), mariée à Henri de Régnier, maîtresse de Pierre Louÿs et poète sous le pseudonyme de Gérard d'Houville, et Louise (1878-1930), mariée à Pierre Louÿs.

Il meurt le 2 octobre 1905 au château de Bourdonné, près de Houdan. Il est inhumé le 7 octobre au cimetière de Bonsecours (Seine-Maritime). Les Poésies Complètes sont publiées en 1924.

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