Sonnets
Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés
Ô longs désirs, ô espérances vaines
Depuis qu'Amour cruel empoisonna
Claire Vénus, qui erres par les Cieux
Deux ou trois fois bienheureux le retour
On voit mourir toute chose animée
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie
Tout aussitôt que je commence à prendre
Quand j'aperçois ton blond chef, couronné
Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté
Oh ! si j'étais en ce beau sein ravie
Luth, compagnon de ma calamité
Tant que mes yeux pourront larmes épandre
Pour le retour du Soleil honorer
Après qu'un temps la grêle et le tonnerre
Je fuis la ville, et temples, et tous lieux
Baise m'encor, rebaise-moi et baise
Diane étant en l'épaisseur d'un bois
Prédit me fut que devait fermement
Quelle grandeur rend l'homme vénérable
Luisant Soleil, que tu es bienheureux
Las ! que me sert que si parfaitement
Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé
Sonnet de la belle cordière
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