Suant l’encre morte, je sculpte la cendre
Dedans ou dehors, l’âme humaine s’endort
Un silence éthéré se pend au fil des jours
Bouclant l’infini le compte à rebours
Crève les tympans de canons retors
Qui versent aux oublies la voix des Cassandre
Multitude est le nom des bouches kamikazes
Ne goûtent elles pas les relents funéraires
Qui seuls parfument encor la danseuse céleste ?
Il s'est éveillé Har-Maguédôn aux doigts prestes
Dévorant, page à page, le livre des cœurs nucléaires
Illuminé tel un prophète à peine sorti d'extase
Buvez jusqu’à la lie le jus de vos jouets
Léchez les pieds stériles de vos dieux muets
Sulfureuses vermines, errantes créatures
Vos prières, vos regrets : souffles vains d’immatures !
Toutes les fleurs de Beauté écloses en cette épopée
Seront, éphémères amours, au Néant destinées.
Mijo

